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homme lisant journal

Bagnères, municipales 2026 :
Gilles Pujo

09/10/25 06:00

Gilles Pujo candidat aux élections municipales

Jeudi 9 octobre 2025 | www.lasemainedespyrenees.fr


BAGNÈRES-DE-BIGORRE.

MUNICIPALES 2026

Gilles Pujo : << J'appelle au ralliement >>



Ancien conseiller municipal et militaire de carrière, Gilles Pujo a annoncé fin septembre sa candidature pour les élections municipales. La Semaine est allée à sa rencontre.


La Semaine : Quel est votre lien avec Bagnères-de-Bigorre ?

Gilles Pujo : Je suis né à Bagnères en 1968, à la clinique Gandy. Ma mère, Jacqueline Hernandez, a grandi au Pouey, et mon père, Jean-Louis Pujo, dans le quartier du parc Achard », Militaire, il est mort assassiné alors qu'il était attaché de défense en mission.

Une plaque à son nom figure au monument aux morts. Toutes mes vacances, je les ai passées ici, avec mes deux frères. Je dois mon pro- fond attachement à la ville à mon grand-père paternel, Raymond Pujo, assureur à Cagnères. Mon grand-père maternel, Jean Hernan- dez, que tout le monde appelait Négro» (espagnol), jouait au rugby, au Stade Bagnérais.


Vous avez vous-même choisi une carrière militaire?

GP : Je rêvais d'aventures et de mé. dailles. J'ai été officier de carrière: d'abord à la Légion étrangère, puis capitaine chez les Chasseurs alpins. Par la suite, je me suis réorienté vers les relations internationales comme " instructeur " chargé de préparer les officiers envoyés en mission observateur pour l'ONU. De 2011 à 2013, je suis parti en Afrique du Sud, où j'ai mené un projet de création d'un départe- ment d'enseignement au ministère des armées, avant de rejoindre la mission de défense à l'ambassade de France. J'ai quitté l'armée active en 2016, mais je reste réserviste au 35ème RAP de Tarbes. Ma dernière mission s'est déroulée au Sud-Liban, en 2024. C'était juste après


«Je souhaite une campagne apaisée, sans disputes ni tensions.»


Devant le restaurant du Pouey (quartier de sa mère), Gilles Pujo raconte son attachement à sa

ville natale, Bagnères-de-Bigorre. Militaires de père en fils,Fils et petit- fils d'anciens militaires, Gilles Pujo a embrassé la même carrière. Son père est mort assassiné alors qu'il était attaché de Défense à Kingston en Jamaïque. Son grand paternel était un ancien combattant et résistant. Il a quitté l'armée après la guerre d'Indochine, pour devenir assureur à Bagnères. le 7 octobre et nous avons vécu au rythme du conflit à Gaza.


De retour au pays, qu'avez-vous fait?

GP : Ma femme a pris un poste de responsable RH à l'Arbizon de Bagnères, et je l'ai rejoint en 2016. J'ai dirigé une agence de déménage ment pendant un an, Lafranque et Cie », avant de devenir coordi nateur qualité au Centre MGEN de l'Arbizon, où j'ai aidé l'établis sement à préparer sa certification. En parallèle, je me suis investi dans la vie locale: Rotary Club, Ski club (comme entraineur fédéral), Inter- nationaux de tennis de Bagnères, comité des fêtes, anciens combat- tants, OGEC de Saint-Vincent, ou encore correspondant de presse et administrateur de la Solidarm, une mutuelle au bénéfice des militaires.


Vous avez déjà eu une première expérience en politique...

GP : En 2020, Claude Cazabat est venu me chercher et j'ai été élu conseiller municipal dans la majo- rité actuelle. Mais dès le début, je ne trouve pas ma place dans le travail d'équipe. Je ne voulais pas d'un rôle de figurant. J'ai donc démissionné six mois plus tard, me promettant de ne plus jamais faire de politique.


Alors, pourquoi ce retour ?

GP : C'est une décision longtemps mûrie, encouragée par de nom- breuses personnes. Mais le déclen- cheur est venu lors de la dernière séance du conseil communautaire, marqué par des échanges tendus au sujet de la restitution des salles de l'Alamzic et de la Halle aux Grains à la municipalité. Je crois, au contraire, à un projet collectif, à l'échelle de la Haute-Bigorre. Notre territoire dispose d'atouts excep- tionnels pour seulement 17 000 habitants: Pic du Midi, domaine skiable, station thermale... Rolland Castells avait réussi à créer cette communauté de commune autour de Bagnères, son centre-bourg. Je m'inscris dans la continuité de cet héritage.


Quelles seraient vos trois pre- mières mesures, si vous étiez élu ?

GP : D'abord, je souhaiterais élargir les compétences de la com- munauté de commune à la culture et à l'action sociale. Aujourd'hui, seules les familles bagnéraises ont accès au CCAS, j'aimerais que tous les habitants du territoire y aient accès. Pourquoi pas aussi mutua- liser les moyens des associations sportives (transport, événemen- tiel...) et les soutenir davantage grâce aux subventions. Ensuite, je veux que chaque euro investi sur le territoire (La Mongie, Le Berceau de la Source...) bénéficie aux Bagnérais. Par exemple, via des tarifs réduits pour les locaux. Enfin, je pense qu'il est nécessaire de réduire les impôts. Cela passera par une gestion plus rigoureuse des finances locales et une augmenta- tion de la population.


Quelle méthode comptez-vous adopter?

GP : Elle consiste à responsabili- ser les élus. Je veux qu'ils soient au travail dans les commissions, à porter des projets. Le maire ne dirige pas tout seul, il est l'arbitre, le coordinateur.


Et avec quelle équipe ?

GP : Ma liste n'est pas encore constituée. J'appelle au rallie- ment: à toutes celles et ceux qui se retrouvent dans cette méthode et ces projets, de nous rejoindre. Une association sera prochainement créée. Je souhaite une campagne apaisée, sans disputes ni tensions. Je ne ferais pas de cette candida- ture une affaire personnelle, car c'est celle de tous les Bagnérais.


Bérénice Rolland

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